L'Imprudence

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L'Imprudence

Vente de Livre : L'Imprudence
Loupe

Barclay
de Alain Bashung

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12 neuf & d'occasion à partir de: EUR 9.39

Prix editeur: EUR 13,68

Notre prix: EUR 10,72

Détails du produit

ISBN/ASIN: B00006UZN2
Date de parution: 2008-06-16
Sales Rank: 9400
Moyenne des commentaires client: 5.0
Media: CD audio
Groupe de produits: Music


Disc: 1
1 Tel
2 Faites Monter
3 Je Me Dore
4 Mes Bras
5 La Ficelle
6 Noir De Monde
7 L'Irréel
8 Jamais D'Autre Que Toi
9 Est-Ce Aimer
10 Le Dimanche A Tchernobyl
11 Dans La Foulée
12 Faisons Envie
13 L'Imprudence

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"Noir" est le mot qui vient immédiatement aux lèvres quand il s'agit de qualifier L'Imprudence, disque profondément envoûtant et qui a peu d'équivalents du côté de la chanson française. Un cadre où, d'évidence, l'art de Bashung est trop à l'étroit, ce dont témoigne la diversité des horizons dont proviennent les musiciens qu'il a conviés pour l'épauler dans sa tâche. Comme, par exemple, le fidèle guitariste Marc Ribot, pilier de la scène downtown new-yorkaise et ami de Bashung depuis Chatterton, qui vrille l'ensemble de son jeu foncièrement atypique, ou son compatriote Arto Lindsay également présent. Les autres ne sont d'ailleurs pas moins remarquables. La rythmique, puissamment sensuelle bien que complexe, est assurée par Simon Edwards, ex-bassiste de Talk Talk, et Martyn Barker, ex-batteur de Shriekback. Les accords magiques de piano sont le fait de Steve Nieve (repéré chez Elvis Costello), et certaines percussions métalliques, jouées par le jazzman Mino Cinelu. L'album doit toutefois l'essentiel de son opulence urbaine, paradoxalement à la fois plombée et aérienne (à l'image des précédents Novice et Fantaisie militaire), à la production signée par Jean Lamoot, véritable metteur en scène/metteur en sons, épaulé par quelques jeunes trublions férus d'electro, dont Ludovic Bourse (un proche de Zend Avensta, par ailleurs présent) et Mobile In Motion. Jean Fauque, mais aussi Miossec, pour un seul titre qui clôt le disque en beauté ("Faisons envie"), ont écrit de précieuses paroles. Beaucoup des trouvailles lexicales renvoient à des ambiances musicales en forme de cinéma pour les oreilles – notamment lorsque résonne un harmonica à la Morricone. Bashung plane sur l'ensemble, impérial, avec son fameux talk over qui évoque Gainsbourg. À un tel niveau d'intensité, par chez nous, il n'y a guère d'ailleurs que ce dernier et Christophe. Chez les Anglo-Saxons, on citera le Wyatt de Rock Bottom, sacrée référence, pour certaine fêlure un brin macabre qui n'exclut pas l'humour. Ou, mieux encore, Mark Hollis de Talk Talk. En somme : un vertigineux opus. Certainement pas le plus accessible de Bashung ; mais de loin le plus enivrant. De ceux auxquels l'on revient sans cesse, sans se faire prier. --Philippe Robert

Note donnée :5.0

Commentaires en ligne: Moyenne des commentaires client: 5.0/5

Lenteur moderne: Note: 5/5Note donnée :5

On n'est pas là pour rigoler. Même si, en d'autres circonstances, l'image de ce type semblant revenu de tout, portant l'uniforme du noctambule citadin au milieu d'un sous-bois, peut paraître incongrue voire franchement comique, elle prend une toute autre dimension après l'écoute du contenu. Le noir, pour commencer. Il grignote le peu de blanc qui persiste, il irradie, tel une lumière négative. Et puis le thème : L'imprudence. Celle qui tourne la virée en errance du petit matin ? Celle qui révèle le fond, enfoui sous le vernis de la civilité ?

L'imprudence en tant que perte du contrôle. Tout le disque tend à démontrer cet état, à le chercher. Imaginez-vous devant une section de cordes, des types et des filles qui n'ont eu que rigueur et labeur comme éducation musicale, et tout ça pour atteindre un niveau honnête (la compétition dans cet univers fait froid dans le dos), et votre but, c'est de les utiliser pour déraper, pour plomber, pour souffler sur les chansons, les éteindre, les lancer au vent. De bons musiciens à transformer, de la batterie au piano de Steve Nieve en passant par les violons, même si est intégré un petit grain de folie avec le guitariste Marc Ribot. Bashung n'a pas écrit un opéra rock, même si Othello est cité, mais une symphonie rock. Si les musiciens dérapent, celui qui les écoute ne fait pas mieux. Tétanisé par tant d'arrangements, d'expériences, le corps ne réagit plus, les pensées divaguent. Survaguent. Sur vagues.

Car, bon, c'est Bashung, Bashung et son écriture surréaliste fascinante. Ses paroles coulent tellement loin de la production usuelle que la tentation de les laisser s'exprimer telles quelles semble évidente. Pourtant, je ne les retiens jamais. Je les connais, je peux les dérouler à l'unisson du maître de cérémonie, mais leur sens m'échappe. Seule compte leur sonorité. A l'inverse d'un Léo Ferré qui mettait ses poèmes en musique, Bashung transforme les notes en mots. Même si au final les formes paraissent semblables, les intentions de ces deux déclameurs divergent. Et puis, si sens il y a, chez Bashung, il est toujours double, réversible. Rêves en vers, à l'envers : "Un jour j'irai vers l'irréel".

On n'est pas là pour rigoler, le type en noir rappelle que si il faut parler du Spirit Of Eden de Talk Talk, c'est toujours avec déférence et respect. C'est pour ça que son Imprudence rappelle les constructions alambiquées et cotonneuses de Talk Talk, ces deux disques immenses que sont Spirit et Laughing Stock. Mais qu'est-ce qui fait un grand disque ? Plus qu'une somme de musiciens, ne serait-ce pas la perte du contrôle, laisser la créature gambader ou tout dévaster ? Si celle de Frankestein ne s'était pas évadée, le roman de Mary Shelley aurait-il été réussi ? Pour son Tout sera comme avant, Dominique A. a repris la même équipe que celle de L'imprudence. Raté.

Si ça se trouve je me vautre complètement. Je n'ai rien compris et j'échafaude des idées très loin de la réalité et de la conception de ce disque. C'est pas grave, mes états solides et gazeux ne devraient pas changer à chaque réécoute de cet album. Et puis au diable la prudence.

sans conteste le plus bel album: Note: 5/5Note donnée :5

surtout lorsque l'on broie du noir.
l'album - musiques et paroles - est à l'image de la pochette : uniquement nuancé dans les noirs et gris.

Oui .... mais: Note: 3/5Note donnée :3

Un bémol à ce déluge d'éloges pour un disque qui n'a effectivement rien à voir avec la variété française.
Dans la lignée des 3 derniers albums, cet album est effectivement un envol vers une vraie dimension artistique à la fois auditive et textuelle.
Néanmoins, le mixage et l'arrangement des morceaux est un peu trop chargé et on s'y perd un peu trop...pour de la chanson !!
Les enveloppes de guitare et de cordes prennnent trop de place sur la basse/batterie qu'on devine à peine, parfois.

Enivré ... peut-être un peu trop ?
Merci quand meme Mr Bashung, continue comme ça, continue comme ça ... : -)

L'Imprudence d'un grand imprudent: Note: 5/5Note donnée :5

En 1998, Alain nous avait habitué à un nouveau genre, plus pronfond dans la musique, un nouveau son et un nouveau style. Bashung est un sacré phénomène, il a pu traversser les années sans se démoder, en inventant son propre genre de chanson populaire ou pas. Avec -L'Imprudence- on est loin de -Pizza- ou plus récemment -Fantaisie Militaire-.
On a affaire ici à un objet de luxe, fouillé jusqu'a l'instrument près : je citerais 'Mes bras' qui, pendant plus de 7 minutes on distingue une dizaine d'instruments avant de se fondre dans un admirable solo de piano classique à queue d'une beauté insoutenable. A chaque écoute, on a l'impression de revenir 15 ans en arrière avec -Novice- sublime album d'expérimentations. Avec -L'Imprudence- c'est pareil : que ce soit le titre d'ouverture 'Tel', 'Dans la foulée' ou la magnifique cloture 'Faisons envie' (interprétée par 2 Bashung. On sent un souffle d'émotion autant dans les textes que dans la musique hyper recherchée, tellement recherché qu'on se demande si c'est vraiment de la chanson (...française...)
Coupant pour de bons les cordons de rocker rebelle énervé, Alain Bashung, bouffi mais en pleine forme, nous offre des fins d'anthologie comme dans 'Faites Monter' ou 'L'Iréel' (y seras-tu ?).
Dans -L'Imprudence- il y a aussi beaucoup d'imprudences et derrière ses cordes mal léchés, un magnifique 'Jamais d'autre que toi' qui vient faire l'interlude et qui nous jette dans 'Es-ce aimé' un chef d'oeuvre mélangeant guitare électrique et piano et sans oublier les indispensables cordes.
Bien que sa pochette soit extrémement glauque, -L'Imprudence- est un des chefs d'oeuvre noirs de Monsieur Alain "Claude" Bashung. Il ne faut pas négliger une perle surtout si elle est noire...

envoutant: Note: 5/5Note donnée :5

Il s'agit d'un album poétiquement dangereux car à chaque écoute surgit une autre dimension . Contagieux, il contamine l'esprit pour l'hanter de façon lancinante .
Proche de Ferré, Alain nous offre un véritable cadeau que cet album intimiste .
Au niveau qualitatif de l'écriture des textes il se compare à "Fantaisies militaires" mais l'ambiance y est fort différente,
très mélancolique .
Mais je peux comprendre qu'il ne plaise pas à tout le monde, c'est un album assez déconcertant mais quelle profondeur...bon dieu...quelle romantisme .
bravo Alain et merci pour ton beau concert