Irréversible

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Irréversible

Vente de Livre : Irréversible
Loupe

Universal
Acteurs Monica Bellucci

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Notre prix: EUR 9,99

Détails du produit

Acteurs Monica Bellucci Vincent Cassel Albert Dupontel Philippe Nahon Jo Prestia
Directeurs Gaspar Noé
ISBN/ASIN: B0000D91J4
Date de parution: 2007-10-01
Sales Rank: 2695
Moyenne des commentaires client: 3.5
Media: DVD
Format: Couleur Dolby Plein écran Cinémascope PAL
Note: 16 ans et plus
Groupe de produits: DVD

Note donnée :3.5

Commentaires en ligne: Moyenne des commentaires client: 3.5/5

LE film qui marque!: Note: 5/5Note donnée :5

Si on attend du cinéma de vous procurez des émotions, avec Irréversible vous aller être servi.
Mais Irréversible va au delà de ça. C'est d'abord, pour régler le sujet qui a tant fait polémique, un film dont les 2 scènes difficiles de la vengeance et du viol sont particulièrement crues car elles se répondent, l'une est à la mesure de l'autre.
C'est aussi un film super bien réalisé et admirablement bien joué (j'ai dû admettre, après ce film que Cassel, Bellucci et Dupontel étaient de vrai acteurs).

C'est enfin et surtout un film qui vous fait réfléchir: sur l'irréversibilité du temps et sur la vengeance. C'est par ailleurs, passé les premières 40 minutes, un très beau film d'amour et d'amitié.

Un véritable chef d'oeuvre à apprécier par ceux qui ne regardes pas le doigt lorsqu'on leur désigne la lune.

A ne cependant pas mettre entre toutes mains.

Un Chef d'oeuvre dans l'irrationnel: Note: 5/5Note donnée :5

forte dans la sexualité, une tendance qui se révèle largement aujourd’hui du fait de la tombée de certains tabous de la parole. On en parle, on le dit, même si on n’en fait pas plus, et parfois même moins qu’autrefois. Ce couple qui vit dans un appartement relativement imposant à Paris n’a pas d’ancrage professionnel direct mais il a nécessairement des revenus importants. On est dans la classe moyenne supérieure qui s’encanaille de fringues populaires, d’un look des plus banal, mais qui se retrouve toutes les semaines dans des parties plus que légères dans des duplex de luxe à nouveau, non pas meublés en Louis XIV, mais simplement de haute valeur immobilière. Cela dérange car on se demande comment ils font pour vivre dans cette valeur immobilière et sans travailler apparemment : les 35 heures produisent beaucoup de loisirs qu’on appelle RTT. Ensuite car on voit le niveau mental quotidien de ce couple et du meilleur ami de ce couple qui est d’une intensité ou Le film n’est pas aussi dérangeant qu’on le dit. Une simple histoire de viol particulièrement brutal et la vengeance qui en découle, jusqu’à la mort du violeur. Banal nous dira-t-on et on aura raison. Pourtant c’est un film condamné à sentir le soufre, et même peut-être pire encore carrément l’acide sulfurique. Cela tient à plusieurs choses profondément choquantes pour nos esprits confortablement installés dans le moelleux de nos canapés mondains et mentaux. D’abord le violeur est un bisexuel évident qui fréquente les boîtes homosexuelles de drague avancée. Il dérange de descendre dans ces bas-fonds de la sexualité non contrôlée, non dominée, non estampillée du label safe sex, et il ne s’agit pas seulement d’une capote, mais bien plus de l’acceptation que le plaisir du sexe est dans le sacrifice de son corps au plaisir de dominance même violente d’inconnus. Ensuite ce film dérange car le couple de départ est montré comme beaucoup plus sexuel que sentimental. Etrangement il s’agit d’une tendance densité assez désopilante : la culture, le spirituel ne sont pas les sujets d’intérêt immédiats. Pour le mec du couple de départ il ne s’agit que de faire tomber les défenses de son copain, en fait son froc et de le faire baiser n’importe quoi pourvu que ça jouisse et que lui en jouisse aussi d’un voyeurisme direct ou imaginé. Cela révèle à la fois une liberté de parole et de comportement qui tient du dérangement au sens fort et d’une pudeur ou même frilosité pour ne pas dire frigidité au niveau de ce meilleur ami plus que surprenante. Et c’est lui qui tuera le violeur après avoir résisté tout au long de la traque. Ne réveillez pas un chien qui dort. C’est bien connu. Mais plus encore le film dérange du fait de sa technique. Ce n’est pas la rotoscopie ou les 3-dimensions qui sont en cause. Cela donne des images crédibles. Un violeur bien braguetté après le viol n’est pas réaliste. C’est la prise d’images et le traitement de ces images qui surprennent : cela tourne sans cesse dans tous les sens, à vous en donner le tournis, et en plus les images sont extrêmement fuyantes et si courtes que vous ne voyez rien, sinon bien sûr en défilant le film image par image. On est là dans ce que j’appelle le montage subliminal : les scènes de sexualité, surtout homosexuelles, sont si rapides et dérapantes à l’écran que vous n’avez même pas le temps de voir les détails : comme par exemple l’homme qui se masturbe pendant que le violeur se fait massacrer à coup d’extincteur sans qu’aucune des vingt ou trente personnes présentes ne réagisse. On a ainsi inscrit au plus profond de nos rétines des images que le cerveau a enregistré mais que notre conscience n’a pas identifiées. Cela nous laisse comme un goût de manque, comme un désir de faire, de voir, de se glisser dans le rôle, dans la situation. On aimerait tout à coup être l’un de ces homosexuels en pleine drague avancée non pas aussi clairement dit, mais simplement comme une soif au fond de la gorge. Mais on vous prive du verre d’eau. Vous n’avez pas réussi à voir ce que l’on vous a montré trop vite. Enfin le film est monté absolument à l’envers. On commence par l’après exécution du violeur (arrestation des deux mecs en chasse) et on remonte à la scène d’amour privé du couple central après que le copain les ait réveillés par téléphone pour leur rappeler la sortie du soir. On notera que c’est le mec qui nous est montré sous toutes les coutures mais pas sa compagne. Mais on est là à la fin du film qui explique ainsi l’attendu du réalisateur : il centre le film sur la sexualité de l’homme et sur la bestialité qui peut en découler, du viol au massacre à l’extincteur du dit violeur. Tout cela n’est que sexualité exacerbée et réalisée sans frein. Jouissance y compris dans l’assassinat passionnel et de la loi du talion. Je dois cependant dire que cet a priori technique rend le film difficile d’accès et de suivi. Le discours se perd un peu dans un voyeurisme non pas malsain mais qui parasite le sens que l’on pourrait voir autrement. Notons qu’alors on est un peu surpris que l’on fasse un tel effort de trucage pour que le violeur ait un sexe en semi-érection après le viol et que l’on laisse l’homme du couple central sans érection alors même qu’il est largement montré nu et en action sexuelle avec sa partenaire. Jusqu’où le réalisateur n’a-t-il pas osé aller ?

Dr Jacques COULARDEAU, Université Paris Dauphine & Université Paris 1 Panthéon Sorbonne

Un film controversé, et pourtant...: Note: 4/5Note donnée :4

Nombreux ont été les détracteurs à la sortie de ce film. La nausée s'est emparée de spectateurs qui, choqués, ont abandonné la séance au bout d'un quart d'heure. On a même vu des critiques de cinéma les imiter et sortir des salles du festival de Cannes en pleine projection. Ce qui ne les a pas empêché de laminer le film : belle conscience professionnelle, sachant que : 1) ils sont payés pour faire des critiques, 2) une oeuvre doit s'accepter dans son entier pour être analysée. Mais ne palabrons pas... Gaspar Noé offre là une oeuvre singulière, une histoire montée à l'envers : le début est la fin, une fin violente, une fin sordide, comme un fait divers qui fait basculer une vie dans le chaos. Et la musique, déstructurée et inaudible, se joint au tableau, la caméra vacille, tourne et nous donne la nausée.
Puis le film prend progressivement une tournure moins violente, pour devenir plus humaine, et l'environnement s'apaise, les acteurs prennent toute leur profondeur, se font même philosophe, Dupontel est génial. Des plans-séquences de 10 minutes, belle performance ! C'est incroyable comme on peut se sentir rassuré, même si, au fond, on ne perd jamais de vue l'issue de cette histoire, qui nous remet les deux pieds dans une réalité qui peut parfois être sordide.

Attention! Coeurs sensibles.: Note: 2/5Note donnée :2

Attention! coeurs sensible, ce film d'une violence inouie, vous lance un défit: Serez vous capable de tenir jusqu'à la fin et cela sans mettre vos mains devant les yeux?
Parceque Gaspar Noé se plait à jouer sur l'insoutenable. En effet, il insiste sur les scènes de violences, utilise (dans les 20 premières minutes) une trame sonore insupportable et hypnotique ainsi qu'un jeu de caméra tourbillonant à vous rendre malade sans pour cela définir ou préciser sa démarche. Un bel exercice de style, sans plus. Certes ce long métrage saura plaire à l'élite "underground" puisqu'il peint une société décadente et confirme la raison d'être des réalisateurs "tendence" tels que Harmony Korine, Vincent Gallo, Ulrich Seidl, bref, ceux qui se targuent de faire de l'art pour l'art.
Quant à moi, je pense qu'il est possible de traiter la violence de façon plus intelligente et raffinée. On a qu'à visionner le merveilleux film "War zone" de Tim Roth pour s'en convaincre.

Spectacle à sensations vide de sens: Note: 1/5Note donnée :1

Un film "à scandale" est-il forcément un chef-d'œuvre ?
Gaspar Noé veut nous transformer ici en voyeurs, et il atteint son but : nous faire partager son dégoût des humains et son plaisir à les faire souffrir. D'accord, les personnages que les acteurs (remarquables par ailleurs) incarnent ici sont des parasites mondains antipathiques. Mais méritent-ils pour autant ce qu'ils subissent ?
Evidemment, il est insoutenable d'être spectateur d'une scène de viol ou d'un tabassage à mort. Mais Noé connaît ce qui fait grimper le taux d'adrénaline des spectateurs, ce qui nous fascine : si l'on reste devant l'écran, c'est soit par cruauté envers les personnages, soit par masochisme. Soit pour savoir quelle est le sens du film. Finalement, moi, j'ai seulement assisté à un spectacle à sensations (hurlements, musique hard-tech assourdissante, mouvements de caméra vertigineux...). C'est comme d'aller sur un Grand Huit : on a envie de vomir, mais on se tape une bonne montée d'adrénaline.

Alors quel est le sens du film ? Certains chefs- d'œuvre (ceux de Passolini, Kubrick, Peckinpah...) sont violents tout en cherchant avant tout à exprimer un message. Noé, lui, a donc trouvé une formule, "le temps détruit tout", en guise de propos. C'est pauvre ! Pas de sens, seulement des sensations extrêmes offertes pour assouvir la soif de sang d'un public habitué au ronron de la télé. "Je veux que mes films soient difficiles mais vivifiants pour l'esprit", a dit l'auteur. Or, ce film est difficile physiquement à supporter, et il n'apporte à l'esprit que du dégoût. Irreversible n'est que l'exercice de style d'un ancien élève de l'école Louis Lumière à Paris.
Dommage, car Noé m'avait habitué à des films chocs dans le genre du constat social, de la démonstration. Mais à la fin d'Irreversible, j'ai eu le sentiment de m'être fait gruger.